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Économie

26 milliards de dollars : pendant qu'on boycotte Israël en paroles, le capital mondial vote Israël en actes

En pleine guerre, les investissements étrangers en Israël ont bondi de 78 % pour atteindre 26,2 milliards de dollars en 2025. Pendant que les chancelleries menacent de sanctions, l'argent le plus intelligent du monde fait exactement l'inverse : il achète de l'Israël. Et ce paradoxe dit quelque chose que personne ne veut formuler.

02/09/2026·Source : IsraJ

Les chiffres du rapport annuel de l'économiste en chef du ministère israélien des Finances, fondés sur les données de l'OCDE, ont de quoi désarçonner tous ceux qui annoncent depuis trois ans l'isolement économique d'Israël : 26,2 milliards de dollars d'investissements directs étrangers en 2025, contre 14,8 milliards en 2024. Une progression de 78 %, quand la hausse mondiale plafonne à environ 6 % — et que les pays de l'OCDE, eux, reculent.

Israël se hisse ainsi au huitième rang de l'OCDE en volume d'investissements reçus, et au septième rapporté à la taille de son économie. Un pays en guerre, sous le feu des campagnes de boycott, des menaces de sanctions européennes et des procédures internationales, attire proportionnellement plus de capitaux que la quasi-totalité des économies développées en paix.

Le détail est encore plus parlant. Les États-Unis représentent environ 90 % de la valeur des opérations. Les logiciels, les technologies de l'information et la cybersécurité concentrent près de 90 % des montants. Traduction : ce ne sont pas des capitaux spéculatifs qui cherchent un rendement rapide, ce sont les géants de la tech qui achètent le cœur du réacteur israélien. Le rachat annoncé de Wiz par Google pour 32 milliards de dollars, celui de CyberArk par Palo Alto Networks pour environ 25 milliards, les investissements renforcés de Nvidia dans l'IA : ce sont des paris à dix ou vingt ans. On ne mise pas 32 milliards sur un pays dont on doute de l'existence future.

C'est là que réside la vraie information, celle que les communiqués indignés des chancelleries européennes voudraient faire oublier : les marchés, qui n'ont ni idéologie ni états d'âme, ont tranché. Quand la Belgique débat de sanctions et que Madrid accuse, Google, Palo Alto et Nvidia signent. La finance mondiale a évalué le risque israélien — guerre comprise — et a conclu que la tech israélienne restait l'un des actifs les plus sûrs de la planète. « Une marque de confiance claire des investisseurs étrangers », résume sobrement l'économiste en chef Shmuel Abramson.

Mais l'angle le plus vertigineux est ailleurs. Ces investissements ne sont pas faits *malgré* la guerre : une partie d'entre eux existe *à cause* d'elle. La cybersécurité israélienne, qui aspire 90 % des capitaux, est précisément la discipline que trois ans de guerre hybride — drones, cyberattaques, guerre informationnelle — ont transformée en compétence la plus stratégique du monde occidental. Israël a payé au prix du sang une expertise que toutes les démocraties veulent désormais acheter. Le pays le plus attaqué de la planète est devenu, mécaniquement, son assureur numérique.

Et la dynamique s'accélère : 14,1 milliards de dollars au seul premier trimestre 2026, record trimestriel absolu, avec 36,6 milliards d'opérations annoncées sur l'année 2025 contre 22,2 un an plus tôt. Moins de transactions (1 575 contre 1 643), mais plus grosses : les acteurs sérieux consolident leurs positions.

Pour la diaspora francophone, souvent sommée de se justifier face au récit de l'« État paria », ces chiffres sont une arme factuelle. La vérité d'une économie ne se lit pas dans les tribunes militantes : elle se lit dans les flux de capitaux. Et ces flux, en 2025, ont une direction : Jérusalem.

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