Mark Ruffalo lie la fusion Paramount-Warner à un « oligarque » juif et à Gaza. Le plus troublant n'est pas son post : c'est la lettre ouverte de 170 personnalités juives qui volent à son secours — et transforment une querelle hollywoodienne en test grandeur nature de qui définit l'antisémitisme.
Fin août, l'acteur Mark Ruffalo publie sur les réseaux sociaux un message liant David Ellison, patron de Paramount Skydance et artisan de la fusion à 110 milliards de dollars avec Warner Bros. Discovery, à Oracle — la société de son père Larry Ellison, qu'il accuse d'entretenir « un système d'apartheid et d'oppression » à Gaza. Il qualifie Larry Ellison de « classique oligarque » qui « écrase les travailleurs et concentre la richesse du monde pour son propre pouvoir ». Les deux Ellison sont juifs, et des soutiens affichés d'Israël.
La réaction ne s'est pas fait attendre. Paramount a dénoncé des « tropes antisémites ». Le président de la Jewish Federation of Greater Los Angeles a pointé un discours qui « combine richesse juive, contrôle des médias, technologie secrète et pouvoir mondial sinistre » — soit, mot pour mot, la grammaire du complotisme antisémite depuis plus d'un siècle. Le Centre Simon Wiesenthal et Creative Community For Peace ont suivi. Le co-créateur de « Fauda », Avi Isaacharoff, a résumé l'homme d'une formule : « une combinaison rare » d'« ignorant » et de « stupide ».



