Tsahal a pris le contrôle de la crête d'Ali al-Taher, « centre nerveux » de la division Badr du Hezbollah. Mais la vraie leçon n'est pas militaire : à chaque étape, le Hezbollah a préféré perdre le terrain face à Israël plutôt que de le céder à l'État libanais. Et cet aveu vaut toutes les victoires.
Jeudi soir, l'armée israélienne a annoncé avoir pris le « contrôle opérationnel » de la crête d'Ali al-Taher, dans le caza de Nabatiyé. Culminant à environ 600 mètres, la position domine le château de Beaufort, la vallée du Litani, Nabatiyé et les hauteurs de Jezzine. Sous la colline, les troupes de la 36e division ont découvert un complexe souterrain construit sur deux décennies et financé par l'Iran : salles de commandement, dépôts d'armes, espaces de vie — le quartier général de la division régionale Badr, chargée du secteur au nord du Litani. « La prise de la crête d'Ali Taher marque l'achèvement du contrôle de la zone de sécurité dans le sud du Liban », a déclaré le ministre de la Défense Israël Katz.
La victoire militaire est nette, et elle a coûté cher : le 19 juin, une tentative de progression sur le versant nord avait tué quatre soldats israéliens, dont un commandant de bataillon blindé. Mais l'essentiel de cette histoire ne se joue pas dans les tunnels. Il se joue dans la chronologie diplomatique qui les entoure.

