Il y a un an, Ljubljana parlait de « génocide » et bloquait les produits israéliens. Mercredi, Gideon Saar y inaugurait la première ambassade d'Israël. L'histoire slovène prouve ce que les Juifs d'Europe n'osent plus croire : l'hostilité d'un État n'est jamais définitive.
Mercredi, à Ljubljana, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a inauguré la première ambassade permanente d'Israël en Slovénie — trente-quatre ans après l'établissement des relations diplomatiques en 1992, jusqu'ici assurées par des ambassadeurs non résidents. « Une ambassade, c'est plus qu'un drapeau sur un bâtiment. C'est un investissement dans une relation et un engagement pour son avenir », a-t-il déclaré aux côtés de son homologue Tone Kajzer, avant cette phrase qui résume la doctrine diplomatique israélienne actuelle : « Israël se souvient de ses amis. Comme vous vous êtes tenus à nos côtés, nous nous tiendrons aux vôtres. »
Le contraste avec le passé récent est saisissant. Sous le gouvernement de centre-gauche de Robert Golob, la Slovénie qualifiait l'opération israélienne à Gaza de « génocide », imposait un embargo sur les armes et interdisait l'importation de produits des communautés israéliennes de Judée-Samarie. Depuis son retour au pouvoir fin mai, Janez Jansa a levé l'embargo, annulé l'interdiction d'importation et opposé son veto à un projet de déclaration commune de l'UE condamnant Israël — un veto que Benjamin Netanyahu a publiquement salué fin août.

