Un rapport confirme ce que la communauté juive vit au quotidien depuis le 7 octobre : jamais, en trente ans, les attaques antisémites n'avaient tué autant dans le monde. Derrière les chiffres, une normalisation dangereuse que l'Occident refuse encore de nommer.
Le constat est glaçant : selon les données rapportées cette semaine, les attaques antisémites meurtrières ont atteint en 2025 un niveau inégalé depuis plus de trente ans. Fusillades, attentats à la voiture bélier, agressions ciblées visant des synagogues, des commerces ou de simples passants identifiés comme juifs : la liste s'allonge sur tous les continents, de l'Europe aux États-Unis en passant par l'Australie.
Ce chiffre n'est pas une anomalie statistique. Il est la conséquence directe et prévisible d'une escalade rhétorique amorcée après le 7 octobre 2023, où la légitime critique d'une politique israélienne a servi, trop souvent, de paravent à la haine du Juif en tant que tel. Les manifestations "pro-palestiniennes" qui scandent "mort aux Juifs" en plusieurs langues, les campus qui deviennent des zones de non-droit pour les étudiants juifs, les responsables politiques qui tardent à qualifier clairement ces actes : tout cela a construit un climat où s'en prendre physiquement à un Juif devient, pour certains, un acte presque banalisé.