Quatre capitales européennes exigent la fin de « l'expansion des colonies » en Cisjordanie. Derrière le vocabulaire convenu, une diplomatie d'affichage qui en dit plus long sur l'Europe que sur Israël — et qui acte, en creux, sa propre sortie du jeu.
Londres, Paris, Rome et Berlin ont publié un appel commun demandant à Israël de « mettre fin à l'expansion des colonies en Cisjordanie ». Une déclaration à quatre voix, calibrée, solennelle, reprise en boucle par la presse généraliste comme une « pression croissante » sur Jérusalem.
Regardons les faits froidement. Ce type de communiqué n'est pas nouveau : depuis des décennies, les chancelleries européennes condamnent rituellement la construction en Judée-Samarie, sans que cela n'ait jamais modifié ni la réalité du terrain, ni la position israélienne, ni — c'est le plus révélateur — le comportement des acteurs qui menacent réellement la stabilité de la région. Aucune de ces quatre capitales n'a accompagné son texte d'un levier concret. C'est une déclaration, pas une politique.
