Presse Agence titre que La France insoumise est « désormais perçue au même niveau que le RN » sur l'antisémitisme. Le détail de l'enquête reste à lire. Mais le verdict d'opinion, lui, dit une chose que les Juifs de France savaient avant tout le monde : la haine des Juifs ne se juge pas à l'étiquette, elle se juge aux actes.
Un titre, et un adverbe. Presse Agence rapporte que La France insoumise est « désormais perçue au même niveau que le Rassemblement national » en matière d'antisémitisme. Nous n'avons pas pu consulter le détail de l'enquête, ni sa méthode, ni ses chiffres précis, et nous ne les inventerons pas. Mais le mot « désormais » suffit à poser le fait qui compte : une bascule a eu lieu dans le regard des Français, et elle n'est pas en faveur du parti de Jean-Luc Mélenchon.
Pendant des décennies, l'antisémitisme a eu une adresse politique en France, et une seule : l'extrême droite. Le Rassemblement national a porté ce passif, celui de son histoire et de ses fondateurs, et il lui appartient encore de prouver, par ses actes, ses votes et ses alliances, ce qu'il est devenu. Midbar ne lui fait pas de chèque en blanc. Mais ce passif a longtemps servi de paravent à une autre haine, celle qui s'est installée à gauche sous le nom d'antisionisme, et qui a trouvé dans LFI son relais le plus assumé depuis le 7 octobre.



