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Israël

« Douze Apache » : l'hélicoptère est l'arme de la guerre d'à côté, et c'est Washington qui la vend

Selon i24NEWS, Israël va acquérir douze hélicoptères de combat Apache de dernière génération auprès des États-Unis. Le contrat reste discret, mais le choix de l'appareil parle : la sécurité d'Israël se gagne aussi à hauteur de kibboutz, et l'allié américain vend, en pleine guerre, là où l'Europe scande l'embargo.

·Source : i24NEWS

Les faits tiennent en une ligne, et c'est i24NEWS qui la donne : Israël va acquérir douze hélicoptères de combat Apache de dernière génération auprès des États-Unis. Pas de calendrier public à ce stade, pas de montant, pas de détail sur les livraisons. Une annonce sobre, comme souvent en matière d'armement. Nous nous en tiendrons donc à ce qui est établi, et à ce que ce choix signifie.

Un Apache n'est pas un avion de chasse. Il ne frappe pas à des centaines de kilomètres, il ne traverse pas des pays entiers. C'est l'appareil de la guerre d'à côté : celle qui se joue au-dessus d'une clôture, d'une route, d'un champ, d'un village frontalier. Quand un soldat au sol appelle de l'aide, ce n'est pas un missile de croisière qui arrive, c'est un hélicoptère. Choisir d'en acheter douze, de dernière génération, c'est dire où Israël place une part de sa priorité : la protection immédiate de ceux qui vivent et combattent à portée de la frontière.

C'est une lecture que nous assumons. Depuis le 7 octobre 2023, le peuple juif a réappris une chose que les grandes stratégies avaient fini par reléguer : la sécurité commence à la lisière du kibboutz, pas seulement dans le ciel lointain des ennemis d'Israël. Un hélicoptère de combat, c'est du temps de réaction. C'est la minute entre l'alerte et la riposte. Pour une famille du Néguev occidental comme pour un village de Galilée, cette minute vaut tous les discours.

Le second message est pour l'extérieur. En Europe, l'« embargo sur les armes » contre Israël est devenu un slogan de cortège, repris par une partie de la gauche qui a fait de l'hostilité à l'État juif un fonds de commerce. Washington, lui, vend. Et vend du matériel de première ligne, de dernière génération, à un pays en guerre. On peut discuter de tout dans la relation américano-israélienne, et Midbar le fait quand il le faut ; mais un contrat de cette nature est un acte, pas une déclaration. Il dit que l'alliance ne se limite pas aux communiqués.

Et c'est là l'angle que nous voulons souligner. Israël « acquiert ». Le verbe compte. Un État qui achète choisit son matériel, négocie, décide. Ce n'est pas un protégé qui reçoit, c'est un partenaire qui commande ce dont ses soldats ont besoin. Pour la diaspora, et en particulier pour les Juifs de France qui entendent chaque semaine qu'Israël serait isolé, c'est une munition simple : l'État juif se dote, en pleine guerre, des outils de sa propre défense, auprès de la première puissance du monde.

Ce n'est pas un protégé qui reçoit, c'est un partenaire qui commande ce dont ses soldats ont besoin.

Douze appareils ne changent pas une guerre à eux seuls. Mais ils disent qui tient le manche. Ceux qui les piloteront et les entretiendront viendront, comme toujours dans Tsahal, de tout le peuple : des villes religieuses et des kibboutzim, du nord et du sud, et parmi eux des olim partis de France. Ce qu'ils protégeront appartient à tous. C'est la définition même de la garantie mutuelle, kol Israël arevim zé la zé. Cette fois, elle a des pales.

#Israel#Apache#Tsahal#EtatsUnis#Midbar#Defense

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