Bruxelles préparerait des sanctions contre Israël à cause du projet E1 en Judée-Samarie. Derrière le vocabulaire diplomatique, une réalité dérangeante : l'Europe traite l'État juif comme elle ne traite aucun autre allié — et révèle surtout sa propre impuissance stratégique.
Selon i24NEWS, l'Union européenne préparerait des sanctions contre Israël en réponse au lancement d'appels d'offres pour le projet E1, cette zone située entre Jérusalem et Maale Adoumim. Dans le même mouvement, plusieurs gouvernements occidentaux — dont le Canada — ont publié une déclaration commune condamnant la décision israélienne, et quatre pays européens exhortent Israël à geler la construction. Le front diplomatique semble uni, le langage est ferme, la mécanique bien rodée.
Mais regardons ce que ce réflexe révèle. E1 n'est pas une nouveauté : ce projet est sur la table depuis les années 1990, gelé et dégelé au gré des pressions internationales. Ce qui change, c'est le contexte. Alors qu'Israël sort d'une guerre existentielle déclenchée par le massacre du 7 octobre, la première initiative coercitive que Bruxelles envisage contre un acteur du Proche-Orient viserait... l'État juif. Pas le Hamas, pas ses financiers, pas les régimes qui l'arment. Israël. Pour des appels d'offres immobiliers dans une zone que tous les plans de paix sérieux, y compris les paramètres Clinton, envisageaient de rattacher à Israël dans le cadre d'échanges territoriaux.
