Sous le seuil des 3,25 % dans les sondages, Gilad Erdan multiplie les contacts avec Yaron Zelikha et Benny Gantz. Derrière ces tractations de petits partis, c'est l'architecture du prochain gouvernement d'Israël — et sa capacité à affronter les vraies urgences — qui se dessine.
Gilad Erdan, président du Parti de l'Unité, a confirmé samedi être en discussions avec Yaron Zelikha, chef du Parti économique, en vue d'une alliance électorale. « Un partenariat avec Yaron Zelikha et le Parti économique peut tout à fait être envisagé », a-t-il déclaré, saluant au passage le programme de Zelikha contre la vie chère. Erdan a aussi révélé avoir rencontré Benny Gantz à deux reprises, dont une cette semaine au domicile du président de Bleu-Blanc.
Pourquoi cette agitation ? Le chiffre est brutal : selon le dernier sondage de Channel 12, le parti d'Erdan reste sous le seuil électoral de 3,25 % — comme plusieurs autres composantes potentielles de ce « troisième bloc ». En Israël, un parti sous ce seuil ne perd pas seulement ses sièges : il fait disparaître les voix de ses électeurs. En 2026, avec un paysage aussi fragmenté, quelques dizaines de milliers de bulletins gaspillés peuvent décider qui forme le gouvernement.

