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Israël

Le Hamas ressort ses armes des entrepôts : ce que le « cessez-le-feu » à Gaza veut vraiment dire

Pendant que douze capitales européennes sanctionnent Israël pour des maisons en Cisjordanie, le Hamas vide ses dépôts d'armes à Gaza pour reprendre le contrôle de la population. Tsahal frappe, l'Europe détourne le regard : le vrai test du cessez-le-feu se joue maintenant.

09/09/2026·Source : i24NEWS

L'information est passée presque inaperçue dans le tumulte diplomatique de la semaine, et c'est précisément pour cela qu'elle compte. Selon des responsables sécuritaires cités par Channel 12, des membres du Hamas ont été observés dans plusieurs dépôts de la bande de Gaza, en train de récupérer des armes légères, des roquettes et d'autres équipements de combat. Objectif, d'après Tsahal : monter la garde, sécuriser les positions du groupe et « rétablir son contrôle sur la population ». En clair, redevenir le maître de Gaza.

Israël n'a pas attendu. Mardi, guidée par le Shin Bet, l'armée a frappé trois dépôts contenant plusieurs dizaines d'armes et détruit une fosse de lancement qui avait servi à tirer des roquettes pendant la guerre. Sur la seule semaine écoulée, le commandement sud a mené seize frappes ciblées contre les infrastructures et la chaîne de commandement du Hamas : quatorze terroristes éliminés, dont cinq commandants de compagnie et quatre commandants de section. Dans le même temps, les soldats israéliens déployés le long de la « ligne jaune » essuient des tirs, des cerfs-volants piégés et des engins explosifs activés contre des véhicules du génie.

Que nous dit cette séquence ? D'abord que le cessez-le-feu, pour le Hamas, n'a jamais été une fin des hostilités : c'est une pause logistique. On range les armes quand la pression est trop forte, on les ressort dès qu'elle se relâche. Les autorités israéliennes qualifient ces activités de violation des engagements pris dans le cadre de l'accord — mais qui, en dehors de Jérusalem, tient encore le registre des violations ?

C'est là que le contraste devient éloquent. Cette même semaine, douze pays européens annonçaient des restrictions commerciales contre Israël au nom des « colonies ». Douze chancelleries mobilisées contre des exportations de vin et de produits agricoles ; zéro communiqué sur le réarmement documenté d'une organisation terroriste qui a massacré 1 200 personnes. La hiérarchie des indignations occidentales dit tout : on sanctionne l'allié qu'on peut atteindre, on ignore l'ennemi qu'on ne veut pas voir.

Et voici l'angle que presque personne ne souligne : ces seize frappes en une semaine ne sont pas une rupture du cessez-le-feu, elles en sont désormais le mode d'emploi. Israël a compris qu'un accord avec le Hamas ne se maintient pas par la confiance mais par l'attrition permanente — frapper chaque dépôt rouvert, éliminer chaque commandant qui réorganise ses compagnies, avant que la reconstruction militaire n'atteigne un seuil critique. C'est une doctrine nouvelle : le cessez-le-feu activement entretenu, à la manière de ce qu'Israël pratique au Liban face au Hezbollah.

La question qui devrait inquiéter les Européens est simple : si le Hamas parvient malgré tout à se reconstituer, chaque jour passé à sanctionner Israël plutôt qu'à démanteler le Hamas aura été un jour offert à la prochaine guerre. Le compte à rebours ne se joue pas dans les chancelleries. Il se joue dans les entrepôts de Gaza — et Tsahal, elle, a décidé de ne pas attendre qu'il arrive à zéro.

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