Quatre triathlètes israéliens exclus d'une manche de Coupe d'Europe en Irlande du Nord, sur simple opposition du club organisateur. Ce n'est pas une décision fédérale, ni une sanction internationale : c'est la privatisation du boycott — et c'est précisément ce qui la rend plus dangereuse.
Quatre triathlètes israéliens devaient s'élancer ce samedi au City of Derry Triathlon, une manche de la Coupe d'Europe organisée à Londonderry, en Irlande du Nord. Ils ne prendront pas le départ. Non pas à cause d'une décision de World Triathlon, ni d'Europe Triathlon, ni d'une quelconque instance habilitée à trancher — mais parce que le club local, le North West Triathlon Club, s'y est opposé après avoir « découvert » leurs noms sur la liste provisoire des participants.
Le communiqué du NWTC mérite d'être lu attentivement : « Pour éviter toute ambiguïté, les athlètes représentant Israël ne participeront pas au City of Derry Triathlon samedi. » Le club jure que sa décision n'est motivée « ni par la religion ni par l'origine » des sportifs, seulement par son refus de la « représentation d'Israël » dans les compétitions internationales. La nuance est cosmétique : quand on exclut quatre individus pour le drapeau qu'ils portent, on les exclut bien pour ce qu'ils sont. La députée unioniste Julie Middleton l'a dit sans détour : voilà une ville censée montrer son « hospitalité » et qui s'affiche par « l'exclusion d'athlètes parce qu'ils sont Israéliens ».
Le club jure que sa décision n'est motivée « ni par la religion ni par l'origine »



