Ofir Akunis assimile le maire Zohran Mamdani au Troisième Reich, au moment où le Likoud en fait un épouvantail pour le 27 octobre. Sauf que le dossier contre Mamdani est déjà accablant sur les faits : c'est l'analogie qui l'allège, et qui offre au maire la seule défense dont il disposait.
Ofir Akunis n'a pas cherché la nuance. Dans un entretien accordé à la JTA dans son bureau de Midtown East, à la veille de Rosh Hashana, le consul général d'Israël à New York a comparé le soutien du maire Zohran Mamdani au mouvement de boycott d'Israël aux méthodes de l'Allemagne nazie, l'a qualifié d'« antisémite » et l'a tenu pour directement responsable des attaques visant les Juifs et les institutions juives de la ville. Le mois dernier, devant de jeunes responsables communautaires, il décrivait déjà la « méthode » du maire : « Quoi qu'il arrive, accuser les Juifs. Exactement la même méthode qu'employait le Troisième Reich il y a un siècle. »
Le point de départ, lui, est réel. Dès son premier jour à l'hôtel de ville, Mamdani a révoqué le décret de son prédécesseur Eric Adams contre le mouvement BDS. Il a traité l'AIPAC de « monstres ». Il refuse de reconnaître Israël comme État juif, au motif qu'il ne peut cautionner des États qui privilégient une « religion », scrupule qu'il n'a pas eu pour défiler à la parade de l'indépendance du Pakistan tout en boudant celle d'Israël. Michael Miller, trente-cinq ans à la tête du JCRC, résume la difficulté : Akunis doit « composer avec un maire qui ne croit pas à la légitimité du pays » qu'il représente.



