En annulant l'achat d'un système anti-drones de Rafael, l'Italie ne « sanctionne » pas Israël : elle se prive d'une technologie qui protège ses propres citoyens. Le boycott vient de franchir un cap — il est entré dans les prétoires européens.
Selon des informations de presse, Rome a renoncé à l'acquisition d'un système anti-drones développé par le groupe israélien Rafael, à la suite d'une décision de justice. Le dossier, porté par des recours contestant les liens de la défense italienne avec l'industrie israélienne, aboutit à un résultat simple : un État européen abandonne un équipement de protection déjà sélectionné.
Ce qu'il faut voir ici dépasse largement un contrat. Depuis deux ans, la campagne de délégitimation d'Israël a changé de terrain. Elle n'est plus seulement dans la rue, les campus ou les votes symboliques d'assemblées municipales : elle s'est professionnalisée et a investi le droit administratif européen. Recours, référés, procédures sur les marchés publics — le « lawfare » est devenu l'arme la plus efficace du BDS, parce qu'il n'a pas besoin de convaincre l'opinion : il lui suffit de bloquer une signature.


