Selon un rapport relayé par The Times of Israël, l'Association américaine de psychologie a écarté des plaintes pour antisémitisme. On en sait encore peu. Mais une discipline fondée sur l'écoute qui n'entend pas la douleur juive pose une question qui dépasse l'Amérique.
Le titre tient en une ligne, et il suffit à faire mal : d'après un rapport cité par The Times of Israël, l'Association américaine de psychologie a « balayé » des plaintes pour antisémitisme déposées en son sein. À l'heure où nous écrivons, nous ne disposons que de ce titre. Ni le nombre des plaintes, ni leur contenu, ni les auteurs du rapport, ni la réponse de l'association ne nous sont connus. Midbar s'en tient donc à ce qui est établi, et attend la suite pour le reste.
Ce que l'on peut dire sans rien inventer, c'est ce qu'un tel comportement signifierait de la part d'une telle institution. La psychologie est, par définition, le métier de l'écoute. Son premier geste professionnel consiste à prendre au sérieux celui qui dit souffrir, avant même de juger si sa souffrance est fondée. Si une organisation de psychologues reçoit des plaintes pour antisémitisme et les écarte sans les instruire, elle ne manque pas seulement à ses membres juifs : elle se contredit elle-même. On ne peut pas enseigner l'écoute et se boucher les oreilles dès que la personne qui parle est juive.



