Samedi, Jean-Luc Mélenchon a promis à 20 000 personnes de ne pas devenir « moins clivant ». À l'entrée, un collectif juif a chanté, sans un incident, et l'AFP a dû écrire la phrase qu'il voulait faire entendre. Le peuple juif n'a pas demandé un rang : il a demandé le même mot pour tous.
Samedi 7 novembre 2026, 15 heures, Parc des expositions de Paris-Le Bourget, en Seine-Saint-Denis. Jean-Luc Mélenchon y lance la nouvelle version de « L'Avenir en commun », son programme présidentiel de 1 069 propositions, en librairie depuis la veille. Plus de 20 000 personnes, selon les organisateurs ; aucun comptage indépendant, précisent l'AFP et franceinfo. Un public jeune, des chansons antifascistes, un discours de plus d'une heure. Et une phrase, qui résume tout : « D'autres commentateurs me recommandent de mettre de l'eau dans mon vin pour séduire et être moins clivant. Je ne le ferai pas. »
Le chiffrage du programme, lui, attendra début 2027. Clémence Guetté, qui le coordonne, l'assume : « On ne va pas donner toutes nos cartouches, y compris aux journalistes. » Marine Le Pen a répondu sur X que ce programme « n'est pas un projet pour redresser le pays » mais « un projet de démantèlement de la France », relevant le droit du sol intégral, le démantèlement de la BAC, la décroissance et la fermeture progressive du nucléaire. Édouard Philippe, le même jour, a dénoncé une « vision communautariste ». Les sondages, rappelle l'AFP, placent Mélenchon au second tour face à Marine Le Pen, mais « largement défait ».

