Un chiffre qui ne laisse plus aucune place au déni : au Canada, la quasi-totalité des étudiants juifs a subi ou vu de l'antisémitisme. Ce n'est pas un dérapage isolé, c'est le résultat d'une architecture idéologique qui a fait de l'université un espace où le Juif doit se justifier d'exister.
Selon une enquête relayée par i24NEWS, **96 % des étudiants juifs au Canada déclarent avoir été victimes d'antisémitisme ou en avoir été témoins** sur leurs campus. Le chiffre arrive alors qu'au Québec, une demande d'action collective contre l'Université McGill vient d'être autorisée, ouvrant la voie à des indemnisations pour des étudiants dont la scolarité a été perturbée par des mois de blocages et de campements militants.
Disons-le clairement : un tel taux ne décrit plus des incidents, il décrit un climat. Quand 96 % d'un groupe rapporte la même expérience, la variable n'est pas la susceptibilité des victimes — c'est la norme sociale du lieu. Le campus canadien, longtemps présenté comme un modèle de tolérance, est devenu l'endroit où un étudiant juif calcule s'il peut porter une kippa, mentionner un semestre à Tel-Aviv, ou simplement dire qu'il a de la famille en Israël.


