Dans un épisode diffusé par JNS, Daniel Seaman s'appuie sur des vidéos de restaurants, de commerces et de fêtes publiées sur les réseaux sociaux depuis Gaza pour interroger le récit de la famine généralisée. Le détail qui compte : ces images ne viennent pas d'Israël, elles viennent de Gaza. Et la crédibilité d'un récit, c'est aussi une affaire de dissuasion.
Des terrasses, des commerces ouverts, des célébrations filmées et mises en ligne. Ce sont des séquences publiées récemment sur les réseaux sociaux depuis la bande de Gaza que Daniel Seaman commente dans un nouvel épisode diffusé par JNS. Son point de départ est simple : ces images de restaurants en activité, d'entreprises qui tournent et de fêtes cadrent mal avec le tableau d'une famine généralisée et d'un dénuement total que les médias internationaux et les institutions ont répété pendant des mois. Il en tire une question : comment ces rédactions et ces organismes rendent-ils compte de ce qui se passe réellement à l'intérieur de Gaza ?
Restons prudents sur ce que prouvent ces vidéos. Un restaurant ouvert ne dit pas ce que mange le quartier d'à côté, et une fête filmée ne raconte pas la vie de toute une population. Personne à Midbar ne prétend que Gaza vit bien après deux ans d'une guerre que le Hamas a déclenchée le 7 octobre 2023. Seaman lui-même élargit d'ailleurs son propos aux conséquences de cette guerre, à la destruction de Gaza et au débat sur la responsabilité des civils en temps de guerre. Mais il ne pose pas la question à l'envers. Il ne demande pas si Gaza souffre. Il demande comment on a pu affirmer, avec des mots lourds et des unes en capitales, un état de famine généralisée que les images venues de Gaza même ne confirment pas.



