La veille des élections américaines, des frappes « limitées » sur l'île iranienne de Qeshm, et à Doha, un Iran qui veut tout boucler en deux jours. Pour Israël et pour les Juifs du monde, l'enjeu n'est pas la vitesse d'un accord, c'est son ordre.
Lundi 2 novembre au soir, selon le Wall Street Journal, repris par CBS News et Fox News, les forces américaines ont frappé l'île de Qeshm, dans le sud de l'Iran, à l'entrée du détroit d'Ormuz. Des responsables américains anonymes parlent de « frappes défensives limitées », en réponse à des tirs des gardiens de la révolution sur un avion américain. Ni le Pentagone, ni la Maison-Blanche, ni Téhéran n'ont confirmé quoi que ce soit. L'agence d'État IRNA rapporte seulement que des habitants ont vu passer deux avions et entendu cinq explosions. Aucun bilan n'a été publié.
Le décor, lui, est établi. La guerre a commencé le 28 février 2026 par des frappes américaines et israéliennes conjointes sur le programme nucléaire iranien. Ali Khamenei y a été tué ; son fils Mojtaba lui a succédé le 3 mars. Depuis, l'Iran vise les navires qui traversent Ormuz, et un blocus naval américain pèse sur ses ports. L'autorité maritime britannique UKMTO a compté 30 attaques contre des navires commerciaux en octobre, un record. L'amiral Brad Cooper, chef du CENTCOM, assure pourtant que « toutes les principales routes de transit du détroit d'Ormuz restent libres et dégagées ». Les pétroliers en feu et les mines dont parle Téhéran restent, à ce jour, des affirmations iraniennes sans preuve.



