Téhéran vient d'exécuter deux hommes accusés d'avoir «espionné pour Israël». Derrière ce fait divers macabre se cache une stratégie de terreur qui vise autant les Iraniens que la diaspora juive mondiale.
Deux hommes ont été exécutés en Iran après avoir été accusés d'espionnage au profit d'Israël, selon la justice du régime relayée par RFI et L'Orient-Le Jour. Comme souvent dans ces affaires, les procès sont expéditifs, les preuves opaques, et les « aveux » obtenus dans des conditions que plusieurs organisations de défense des droits humains qualifient depuis des années de torture systématique.
Ce n'est pas un cas isolé. Depuis des décennies, la République islamique brandit l'accusation d'« espionnage pour Israël » comme un outil de terreur intérieure. Elle permet d'éliminer des opposants, de faire taire des minorités — dont les quelques milliers de Juifs qui vivent encore en Iran, sous surveillance constante — et de nourrir en interne le récit d'un pays assiégé par un ennemi omniprésent.
Depuis des décennies, la République islamique brandit l'accusation d'« espionnage pour Israël »


