Abdul El-Sayed prend l'avantage sur Haley Stevens dans la primaire sénatoriale démocrate du Michigan. Ce n'est pas un scrutin local : c'est un test national sur la place d'Israël dans le camp démocrate — et un signal que les communautés juives auraient tort de minimiser.
Dans le Michigan, la primaire démocrate pour le Sénat a tourné à l'affrontement idéologique. Abdul El-Sayed, ancien responsable de la santé publique de Détroit, soutenu par l'aile Sanders et par une base militante très mobilisée contre Israël, mène face à la représentante Haley Stevens, profil centriste et soutien assumé de l'État juif. La JTA la décrit comme un « test national des divisions du parti » sur Israël. Le mot est juste — et il est lourd.
Ce scrutin se joue dans un État singulier : le Michigan abrite l'une des plus fortes concentrations d'Américains d'origine arabe du pays, notamment à Dearborn, et une communauté juive ancienne et structurée à Detroit et Oak Park. Depuis 2024 et la campagne du « uncommitted », l'hostilité à Israël y est devenue une ressource électorale plutôt qu'un handicap. C'est cela qui change tout : non pas qu'un candidat critique Israël, mais que cette critique soit désormais un accélérateur de carrière au Sénat, la chambre qui vote les traités, les ventes d'armes et l'aide sécuritaire.


