En comparant New York aux années 1930 après l'appel de Mamdani à son arrestation, Netanyahu ne fait pas de la simple polémique : il pointe un basculement que beaucoup préfèrent ignorer, celui d'une ville-symbole de la diaspora juive où le maire élu normalise la haine d'Israël comme discours de gouvernement.
Le maire de New York Zohran Mamdani a appelé à l'arrestation de Benjamin Netanyahu, qualifié au passage de figure « qui distille la haine ». En réponse, le Premier ministre israélien a comparé l'ambiance new-yorkaise actuelle à celle des « années 1930 », alors qu'il prévoit de se rendre dans la ville en septembre. L'échange, d'une violence verbale rare entre un chef de gouvernement étranger et l'exécutif d'une ville américaine, a immédiatement enflammé les réseaux et la presse.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que cet affrontement n'est pas un simple clash de personnalités. Mamdani est le maire élu de la ville qui abrite la plus grande communauté juive hors d'Israël. Que le premier magistrat de New York en vienne à réclamer l'arrestation d'un chef d'État juif, dans une rhétorique qui évoque de plus en plus la criminalisation pure et simple de l'existence politique d'Israël, dit quelque chose de profond sur la normalisation de l'antisionisme radical au sommet même du pouvoir municipal américain. Ce n'est plus une opinion marginale sur un campus : c'est désormais un maire.


