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Israël

700 kg d'explosifs sous le château de Beaufort : le message d'Israël au Hezbollah

En dynamitant des tunnels d'attaque du Hezbollah au pied d'un site historique libanais, Tsahal ne fait pas que détruire une infrastructure militaire : elle envoie un signal stratégique que peu ont su lire.

L'armée israélienne a fait exploser 700 kg d'explosifs pour détruire des tunnels attribués au Hezbollah, situés à proximité du château de Beaufort, forteresse médiévale emblématique du sud-Liban. L'opération, confirmée par Tsahal, a suscité l'indignation officielle de Beyrouth, qui dénonce une atteinte à son patrimoine et à sa souveraineté.

Ce que les autorités libanaises omettent soigneusement de mentionner, c'est la fonction réelle de ces tunnels : des infrastructures offensives, creusées en violation flagrante de la résolution 1701 de l'ONU et de l'accord de cessez-le-feu signé fin 2024, conçues pour permettre au Hezbollah d'infiltrer le territoire israélien ou d'y stocker des armements à l'abri des frappes aériennes. Le château n'est ici qu'un décor : le vrai scandale n'est pas la poussière soulevée par l'explosion, mais le fait qu'une milice terroriste ait transformé un site du patrimoine mondial en bouclier logistique.

Ce geste doit se lire comme un message clair adressé à Beyrouth et à Téhéran : Israël ne se contentera pas de constater les violations de l'accord, il les neutralisera physiquement, où qu'elles se trouvent, y compris quand cela oblige à agir près d'un lieu symbolique. C'est une continuité assumée de la doctrine israélienne post-guerre contre le Hezbollah : la dissuasion ne se négocie plus, elle se démontre sur le terrain, tunnel par tunnel.

L'angle que la presse occidentale ne développe pas est pourtant essentiel : en s'indignant de la destruction d'un château plutôt que de la présence de tunnels d'attaque juste en dessous, le narratif libanais et une partie des médias inversent la hiérarchie des responsabilités. Le vrai profanateur du patrimoine, ce n'est pas l'armée qui neutralise une menace enterrée sous ses fondations : c'est l'organisation qui a choisi d'y installer ses armes. Cette manipulation du symbole patrimonial pour masquer une violation militaire est une tactique de communication bien rodée du Hezbollah, qui sait que l'émotion patrimoniale voyage plus vite que l'analyse sécuritaire.

Pour Israël, chaque tunnel détruit est une vie de soldat ou de civil épargnée demain. Pour le Liban, tant que le Hezbollah continuera d'utiliser le territoire national comme arsenal souterrain, ce sera lui, et non Tsahal, qui met en péril à la fois la souveraineté libanaise et son propre patrimoine.

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