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Israël

Accord sur le désarmement du Hamas : une victoire diplomatique, pas une capitulation israélienne

Présenté comme un tournant historique, l'accord annoncé par Donald Trump doit être lu pour ce qu'il est réellement : le résultat de deux ans de pression militaire israélienne, pas un cadeau fait au Hamas.

·Source : TF1 Info

Un accord vient d'être annoncé sur le désarmement du Hamas à Gaza, assorti d'un retrait progressif des troupes israéliennes et du déploiement d'une force internationale. Donald Trump l'a qualifié d'« étape monumentale ». Le Hamas, de son côté, conditionne son désarmement effectif au calendrier de retrait israélien — une nuance que beaucoup de titres généralistes minimisent.

Ce qu'il faut d'abord rappeler, c'est le chemin parcouru. Il y a deux ans, le Hamas était un appareil militaire structuré, capable de mener une offensive terrestre massive et de tenir plus d'une centaine d'otages. Aujourd'hui, cette même organisation négocie les modalités de sa propre neutralisation. Ce n'est pas un hasard diplomatique : c'est la conséquence directe d'une campagne militaire israélienne qui a démantelé ses capacités, éliminé son commandement et l'a acculé à la table des négociations. Un accord de désarmement ne se signe pas depuis une position de force.

Notre lecture est claire : présenter ce texte comme une simple « trêve » équilibrée entre deux parties à égalité, c'est effacer le rapport de force qui l'a rendu possible. Israël n'a pas cédé sous pression internationale — il a imposé, par sa détermination sur le terrain, les conditions d'un désarmement que la communauté internationale réclamait en vain depuis des années.

Notre lecture est claire : présenter ce texte comme une simple « trêve »

Mais l'angle que la presse généraliste ne creuse pas, c'est celui du calendrier. Le Hamas lie explicitement son désarmement au rythme du retrait israélien : c'est un levier de négociation classique, et potentiellement un piège. Chaque étape de retrait sans désarmement vérifié laisse au Hamas une fenêtre pour se reconstituer, comme il l'a déjà fait après 2014 et 2021. La vraie bataille ne se joue donc pas dans l'annonce de l'accord, mais dans son mécanisme de vérification : qui contrôle, sur le terrain, que les armes sont réellement rendues avant que les zones ne soient évacuées ?

Si cette vérification est confiée à une force internationale sans mandat robuste ni volonté d'affrontement, l'accord pourrait devenir, dans deux ou trois ans, l'antichambre d'un nouveau 7 octobre. C'est ce risque, plus que l'euphorie diplomatique du moment, que Midbar continuera de suivre de près.

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