Donald Trump veut vendre au monde un accord "historique" avec le Hamas. Mais Israël, lui, refuse de signer un chèque en blanc — et c'est précisément cette lucidité qui pourrait sauver la paix de l'échec.
Donald Trump a annoncé une feuille de route en 15 points censée désarmer le Hamas et organiser un retrait israélien de Gaza. Washington parle d'accord "historique". Problème : Israël ne s'est engagé sur rien, et des frappes ont eu lieu à Gaza dans les heures qui ont suivi l'annonce. Le décalage entre la communication américaine et la réalité sur le terrain saute aux yeux.
Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'Israël n'a jamais eu le luxe de croire sur parole. Le pays a payé, à plusieurs reprises dans son histoire, le prix d'accords signés dans l'euphorie diplomatique et vidés de leur substance sur le terrain — Oslo puis le retrait de Gaza en 2005 restent des cicatrices vives. Un "désarmement du Hamas" sur le papier, sans mécanisme de vérification crédible, sans garantie que l'organisation ne se reconstitue pas comme le Hezbollah l'a fait après 2006, n'est pas la paix : c'est un sursis pour l'ennemi.
Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'Israël n'a jamais eu le luxe de croire sur parole.


