Téhéran ne se contente plus de financer ses proxies : selon des informations rapportées par le Times of Israel, l'Iran intensifie ses efforts pour frapper physiquement de hauts responsables israéliens. Un tournant qui en dit long sur l'état réel du rapport de force.
L'information est passée relativement inaperçue dans la presse généraliste francophone, mais elle mérite qu'on s'y arrête : l'Iran renforcerait ses tentatives visant à porter atteinte physiquement à de hauts responsables israéliens. Cette offensive, qualifiée de recherche d'un « choc psychologique » rapide contre Israël, aurait même poussé Benjamin Netanyahu à quitter le pays discrètement pour les États-Unis, au lendemain d'un conseil des ministres tenu dans une installation souterraine.
Ce n'est pas un détail. Depuis des décennies, Téhéran privilégie la guerre par procuration : financer le Hezbollah, armer le Hamas, équiper les Houthis. Le régime des mollahs évitait soigneusement d'exposer directement ses agents sur le sol israélien ou contre des cibles israéliennes de haut rang. Le fait que cette doctrine semble évoluer vers des tentatives d'assassinat ciblé signale une chose : les proxies traditionnels de l'Iran sont affaiblis, exsangues après des mois de frappes israéliennes qui ont décapité les états-majors du Hezbollah et du Hamas. Téhéran, incapable de frapper Israël par les canaux habituels, se retrouve à devoir agir plus directement — et donc plus risqué pour lui-même.
Depuis des décennies, Téhéran privilégie la guerre par procuration : financer le Hezbollah, armer le Hamas, équiper les Houthis.


