Quatre cerfs-volants lancés depuis Gaza ont franchi la clôture en 24 heures — et Israël n'a pas répondu. Derrière l'objet dérisoire, un test grandeur nature : le Hamas vérifie si la doctrine de la temporisation, celle qui a mené au 7 octobre, est de retour.
Au moins quatre cerfs-volants lancés depuis la bande de Gaza ont franchi la clôture en vingt-quatre heures, atterrissant sur le territoire de plusieurs conseils régionaux de la bordure de Gaza. Dans certaines localités, les habitants ont reçu des messages d'avertissement : ne pas s'approcher d'objets suspects, par crainte que des explosifs ou des substances inflammables aient été fixés aux engins. Les services de sécurité israéliens attribuent directement ces lancements au Hamas, qui contrôle toujours la bande.
Pris isolément, un cerf-volant paraît dérisoire. C'est précisément là que réside le piège. Les enquêteurs israéliens s'intéressent à un détail troublant : la longueur inhabituelle des fils attachés aux cerfs-volants. Deux hypothèses sont à l'étude — une tentative de collecte de renseignements en vue de futures opérations, ou des tests préparant l'utilisation de drones à fibre optique, cette arme massivement employée ces derniers mois sur le front nord, face au Liban. Autrement dit : derrière le jouet, un possible laboratoire d'armement.



