En s'accordant sur une priorité absolue — désarmer le Hamas avant le moindre retrait de Tsahal —, Netanyahou et Kushner ne fixent pas un détail technique : ils inversent la logique qui a fait échouer toutes les trêves précédentes.
Benjamin Netanyahou et Jared Kushner, envoyé et proche conseiller de Donald Trump, se sont accordés sur une priorité claire : le désarmement du Hamas doit précéder tout retrait de Tsahal de la bande de Gaza. Pas de calendrier de retrait contre promesses, pas de séquence inversée : d'abord les armes, ensuite les mouvements de troupes.
Ce n'est pas une nuance diplomatique, c'est un renversement de méthode. Depuis des années, chaque cessez-le-feu a reposé sur le même schéma : Israël se retire, la « communauté internationale » promet de surveiller, et le Hamas se réarme méthodiquement sous les yeux de tous. Le 7 octobre est né de cette logique. En posant le désarmement comme condition préalable et non comme objectif lointain, Jérusalem et Washington tirent enfin la leçon que tant de chancelleries refusent d'entendre : on ne construit pas la paix sur un arsenal intact.



