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Israël

Désarmement du Hamas : l'aveu qui change tout

En posant comme préalable un retrait israélien total, le Hamas révèle que le « désarmement » n'a jamais été une option sérieuse — c'est un chantage stratégique que la communauté internationale refuse encore de nommer.

·Source : nhk.or.jp

Le Hamas vient de clarifier sa position : il ne désarmera pas tant qu'Israël n'aura pas procédé à un retrait complet de la bande de Gaza. Cette déclaration, rapportée par la NHK, met fin à des mois d'ambiguïté savamment entretenue par l'organisation terroriste et par certains médiateurs internationaux qui voulaient croire à un désarmement « en échange de garanties ».

Soyons clairs sur ce que cela signifie : le Hamas ne conçoit pas le désarmement comme une fin en soi, mais comme une monnaie d'échange contre la disparition de toute présence sécuritaire israélienne à sa frontière. C'est l'exact inverse de ce que présupposait le plan de paix américain porté par l'administration Trump, qui faisait du désarmement un préalable, non une contrepartie.

Ce que cette annonce révèle surtout, c'est que le Hamas n'a jamais renoncé à son projet : conserver une capacité militaire pour, le moment venu, recommencer. Aucune organisation terroriste sérieuse ne remet ses armes sans y être contrainte par la force ou par un effondrement total de ses capacités. Le 7 octobre n'a rien changé à cette doctrine — il l'a même confirmée : le Hamas a mené son massacre précisément parce qu'il disposait encore d'un arsenal conséquent après quinze ans de blocus partiel.

L'angle que l'on ne lit nulle part ailleurs : cette position du Hamas est en réalité un cadeau empoisonné offert aux artisans du plan de paix occidental. En affichant aussi crûment ses conditions, l'organisation s'auto-disqualifie comme partenaire de toute « autorité de transition » à Gaza — ce qui devrait clore le débat, actuellement relancé à Washington et dans certaines capitales européennes, sur une possible participation politique du Hamas à l'avenir de l'enclave. Le Hamas vient, sans le vouloir, de fournir à Israël l'argument diplomatique le plus solide depuis des mois : il ne négocie pas la paix, il négocie du temps.

En affichant aussi crûment ses conditions, l'organisation s'auto-disqualifie comme partenaire de toute « autorité de transition »

Pour Israël, la leçon est limpide : toute médiation qui accepte un calendrier de retrait sans désarmement vérifiable préalable reproduit l'erreur d'Oslo. La vigilance israélienne, souvent présentée comme de l'intransigeance par la presse internationale, apparaît ici comme la seule lecture réaliste d'un adversaire qui, lui, ne cache plus ses intentions.

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