Le plan qui prévoit une cession progressive des armes du Hamas fait la une. Mais derrière l'apparente avancée diplomatique se cache un piège que les négociateurs occidentaux refusent de nommer.
Selon les informations rapportées par le Times of Israël, le plan en discussion sur Gaza prévoit que le Hamas cède **progressivement** ses armes, dans le cadre d'un accord plus large sur l'avenir de l'enclave. Une phase par phase, un calendrier étalé, des garanties internationales : sur le papier, c'est la promesse tant attendue d'une démilitarisation du territoire.
Mais soyons clairs : un désarmement "progressif" n'est pas un désarmement. C'est un sursis. L'histoire récente du Moyen-Orient est jonchée d'accords où le mot "progressif" a servi de synonyme à "jamais". Le Hezbollah devait lui aussi désarmer après 2006, en vertu de la résolution 1701 de l'ONU. Vingt ans plus tard, il dispose d'un arsenal plus sophistiqué qu'à l'époque. Pourquoi le Hamas ferait-il exception ?
Mais soyons clairs : un désarmement "progressif" n'est pas un désarmement.


