Washington claironne un accord « historique ». Jérusalem, elle, refuse de signer un chèque en blanc dont elle paierait seule le prix en vies humaines. Voici pourquoi ce refus n'est pas de l'entêtement, mais de la lucidité.
L'annonce a fait le tour du monde en quelques heures : Donald Trump revendique un accord sur le « désarmement complet » du Hamas à Gaza, assorti d'un calendrier de retrait israélien. Le Hamas, par la voix de ses cadres, confirme. La presse internationale titre sur un tournant historique. Mais du côté israélien, la réponse est nette : ce plan, tel qu'il est présenté, est rejeté.
Pourquoi ? Parce qu'un « accord sur le désarmement » qui ne prévoit ni mécanisme de vérification indépendant, ni calendrier contraignant, ni sanctions crédibles en cas de non-respect, n'est pas un accord : c'est une déclaration d'intention. Le Hamas a déjà démontré, à de multiples reprises depuis des décennies, sa capacité à instrumentaliser les trêves pour se réarmer, reconstruire ses tunnels et préparer le prochain assaut. Le 7 octobre n'était pas un accident : c'était l'aboutissement de années de patience stratégique pendant lesquelles la communauté internationale exigeait précisément d'Israël la retenue qu'on lui redemande aujourd'hui.


