Washington veut croire qu'un accord suffira à désarmer le Hamas. Israël, lui, connaît le prix de la naïveté — et rappelle une évidence que la diplomatie internationale préfère oublier.
Israël a fait savoir à Washington ses réserves sur le calendrier et les mécanismes prévus pour le désarmement du Hamas, dans le cadre du plan de paix post-cessez-le-feu à Gaza. Selon les informations rapportées, Jérusalem estime que les garanties actuelles restent insuffisantes pour s'assurer que l'organisation terroriste renonce réellement à ses capacités militaires.
Ce n'est pas une posture rhétorique. C'est une leçon tirée du sang versé le 7 octobre. Depuis des années, la communauté internationale a multiplié les plans, les résolutions, les promesses de désarmement — au Liban avec le Hezbollah, à Gaza avec le Hamas — sans jamais les faire appliquer avec sérieux. Le résultat : des dizaines de milliers de roquettes stockées sous des écoles et des hôpitaux, un tunnel géant sous Gaza, et un massacre que personne n'avait jugé "imminent".


