Washington veut vendre la paix à Gaza comme un fait accompli. Israël, seul à devoir vivre avec les conséquences si le Hamas garde ses armes, refuse de signer un chèque en blanc.
Le plan pour Gaza porté par Donald Trump prévoit un désarmement du Hamas encadré par une force internationale et une administration transitoire du territoire. Sur le papier, c'est une victoire diplomatique américaine. Dans les faits, Israël a fait savoir à Washington ses "inquiétudes" sur plusieurs points clés du texte, notamment les mécanismes concrets de désarmement et les garanties de sécurité qui l'accompagnent.
Ce n'est pas un caprice de dernière minute. C'est la différence fondamentale entre celui qui rédige un accord depuis une capitale à 9 000 kilomètres du front, et celui qui devra en assumer chaque faille avec la vie de ses citoyens. Les précédents ne manquent pas : des cessez-le-feu "garantis" par la communauté internationale qui n'ont jamais empêché le réarmement du Hamas ou du Hezbollah. Une force internationale sans mandat robuste de coercition, c'est un pansement sur une fracture ouverte.
Une force internationale sans mandat robuste de coercition, c'est un pansement sur une fracture ouverte.


