Pendant que Ben Gvir tonne et que la diplomatie internationale applaudit un accord encore flou, le vrai signal vient du mutisme calculé du Premier ministre israélien. Décryptage d'une stratégie qui refuse de se laisser dicter son calendrier par Washington.
Un accord écrit sur la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza aurait été accepté par le Hamas, prévoyant son désarmement sous l'égide du "Conseil de paix" impulsé par l'administration Trump. La France, l'UE via Kaja Kallas, et une partie de la presse internationale saluent déjà une avancée historique. Mais côté israélien, un "officiel" anonyme réitère son opposition au plan, tandis que Netanyahu, lui, ne dit rien. Rien du tout.
Ce silence n'est pas de la faiblesse, c'est une méthode. Depuis des mois, le Premier ministre israélien a appris à laisser la pression diplomatique internationale s'exprimer sans y répondre immédiatement, le temps d'évaluer si les garanties sécuritaires promises sur le papier résistent à l'épreuve du terrain. Un accord de désarmement du Hamas signé à distance, sous supervision d'un conseil international, ne vaut que si les mécanismes de vérification sont réels et non symboliques. Israël a payé cher, par le passé, la confiance accordée à des dispositifs de contrôle qui se sont révélés être des coquilles vides.
Ce silence n'est pas de la faiblesse, c'est une méthode.


