Un bâtiment miné en amont de la trêve tue deux réservistes de Tsahal au Sud-Liban. Ce n'est pas un « incident » : c'est la preuve que le Hezbollah a préparé la guerre suivante pendant qu'on négociait la paix.
Deux réservistes de Tsahal ont été tués au sud du Liban — les premières pertes israéliennes depuis plus d'un mois. Selon les éléments rapportés par i24NEWS, le bâtiment dans lequel ils opéraient aurait été piégé avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Autrement dit : l'explosif n'a pas été posé en violation de la trêve, il l'a précédée. Il attendait.
Ce détail technique, traité ailleurs comme une note de bas de page, est en réalité le cœur de l'affaire. Il révèle la doctrine du Hezbollah dans toute sa cohérence : la milice chiite n'a jamais considéré le cessez-le-feu comme une fin, mais comme une phase. Pendant que les diplomates parlaient de « zones de retrait » et de calendriers, des maisons civiles du Sud-Liban étaient transformées en machines à retardement. Une guerre déléguée à la géographie elle-même, qui continue de tuer sans que personne n'ait à appuyer sur un bouton.


