Pendant que Beyrouth négocie, le sud-Liban continue de tuer des soldats israéliens. Ce n'est pas un « incident » : c'est la stratégie du Hezbollah, celle qui a produit le 7 octobre, en train de se rejouer sous nos yeux — et cette fois, Israël n'a plus le droit d'attendre.
Deux soldats israéliens ont été tués dans le sud du Liban, fragilisant les pourparlers engagés entre Beyrouth et Jérusalem. L'un d'eux, Harel Birenstock, père de quatre enfants, a été inhumé à Jérusalem. Dans le même temps, plusieurs médias rapportent que Washington aurait freiné la riposte israélienne pour préserver le processus diplomatique en cours.
Résumons ce que cela signifie concrètement. Israël accepte de discuter. Israël limite ses frappes. Et Israël enterre ses soldats. Le Hezbollah, lui, ne paie presque rien : il conserve son arsenal, reconstitue ses lignes au sud du Litani en violation ouverte de la résolution 1701 et du cessez-le-feu de 2024, et laisse l'État libanais servir de façade diplomatique pendant que ses hommes tirent. Cette asymétrie n'est pas un accident, c'est le modèle : négocier avec la main gauche, tirer avec la main droite, et laisser l'Occident appeler « escalade » la seule réponse israélienne.


