L'eurodéputée LFI comparaît mercredi à Paris pour « apologie publique de crime ou délit », avant un second procès en octobre pour apologie du terrorisme. Le calendrier judiciaire livre une leçon que les Juifs connaissent par cœur : la rhétorique de l'élimination ne s'arrête jamais à sa première cible.
Rima Hassan, députée européenne La France insoumise, franco-palestinienne, comparaît ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Le chef de poursuite est précis : « apologie publique de crime ou délit ». Deux publications distinctes sur Instagram sont en cause. Et ce rendez-vous n'est que le premier : un second procès, consacré cette fois à l'apologie du terrorisme, est programmé en octobre.
Parmi les éléments versés au débat public, le collectif féministe Némésis a diffusé le 14 septembre la capture d'un message repartagé sur le compte officiel de l'eurodéputée : « DISSOUDRE NÉMÉSIS À L'ACIDE ». Le collectif, qui se présente comme concerné par l'affaire, précise que l'audience « commence mercredi ». C'est au tribunal, et à lui seul, de dire si ce repartage constitue une infraction. Mais le fait est là, capture à l'appui, et il n'a pas été démenti dans les éléments dont nous disposons.



