Paris, Berlin, Londres et Rome somment Israël de geler le projet E1 près de Ma'alé Adoumim. Derrière le vocabulaire diplomatique, une constante : l'Europe conteste à Israël le droit de dessiner lui-même sa carte de sécurité.
Les faits d'abord. La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie ont publié une déclaration commune appelant Israël à « mettre fin à l'expansion des colonies en Cisjordanie », visant en particulier le lancement d'appels d'offres pour le projet E1, cette zone qui relierait Ma'alé Adoumim à Jérusalem. Le Canada s'est joint au chœur. L'argument est connu : E1 « menacerait la viabilité d'un futur État palestinien » en coupant la continuité territoriale entre le nord et le sud de la Cisjordanie.
Regardons ce que cette déclaration révèle vraiment. Quatre puissances européennes, dont deux ne parviennent pas à protéger leurs propres citoyens juifs d'une vague antisémite historique, trouvent l'unité diplomatique... sur des permis de construire israéliens. Pas sur le réarmement du Hezbollah. Pas sur les otages encore retenus à Gaza. Pas sur le financement iranien de la terreur régionale. E1, dossier vieux de trente ans, redevient soudain l'urgence absolue.



