Netanyahou vient d'ouvrir la reconstruction de Gaza dans les seuls secteurs échappant au Hamas. Ce n'est pas une concession humanitaire : c'est la première offensive israélienne menée avec des grues plutôt qu'avec des chars.
Selon i24news, Benjamin Netanyahou a autorisé le lancement de travaux de reconstruction dans une zone de la bande de Gaza située hors du contrôle du Hamas, c'est-à-dire dans les secteurs demeurant sous supervision israélienne depuis le cessez-le-feu. Le principe est simple et explicite : là où le Hamas n'a plus la main, on rebâtit ; là où il règne encore, rien ne bouge.
Disons-le clairement : c'est une décision politique majeure, et elle est intelligente. Depuis deux ans, Israël se bat sur deux fronts, celui du terrain et celui du récit. Sur le second, il a longtemps été enfermé dans un rôle qu'on lui imposait — celui du destructeur. En liant explicitement la reconstruction à l'absence du Hamas, Jérusalem inverse la charge de la preuve. Ce ne sont plus les Israéliens qui doivent justifier les ruines : c'est le Hamas qui doit expliquer aux Gazaouis pourquoi, dans son fief, les gravats restent des gravats.


