Benjamin Netanyahou l'a dit sans détour : Israël n'a pas accepté le plan pour Gaza soutenu par l'administration américaine. Loin d'être un caprice, ce refus est le seul levier qui reste à Jérusalem pour empêcher qu'un cessez-le-feu de papier ne réinstalle le Hamas au pouvoir.
Le fait est établi et assumé publiquement : le Premier ministre israélien a déclaré qu'Israël n'avait pas donné son accord au plan pour Gaza porté par Washington. Les négociations continuent, les médiateurs multiplient les sessions, et la pression internationale s'accumule pour arracher une signature. Mais Jérusalem n'a pas signé.
Dans la presse généraliste, la lecture est immédiate : Netanyahou serait l'obstacle à la paix. C'est une inversion. Un plan n'est pas la paix ; un plan est un texte. Et un texte qui ne garantit pas le désarmement du Hamas, la fin de son contrôle sur Gaza et l'impossibilité matérielle de reconstituer son arsenal ne produit pas la paix : il produit le prochain 7 octobre, avec un délai. Israël est le seul acteur autour de la table pour qui une clause mal rédigée se traduira, dans deux ou cinq ans, en familles enterrées. Les autres signataires, eux, rentrent chez eux.


