Israël l'a redit : pas de retrait sans désarmement total du Hamas. Ce n'est pas de l'intransigeance, c'est la seule leçon qu'Israël avait le droit de tirer du 7 octobre. Et c'est aussi le test qui déterminera si le monde arabe assume enfin ses responsabilités.
Benyamin Netanyahou l'a répété sans ambiguïté : Tsahal ne quittera pas les positions qu'elle occupe actuellement dans la bande de Gaza tant que le Hamas n'aura pas été totalement désarmé. Une position réaffirmée alors que les pays médiateurs multiplient les communiqués dénonçant, eux, les « violations » israéliennes du cessez-le-feu — sans un mot comparable sur les arsenaux que l'organisation islamiste s'emploie à reconstituer.
Disons-le clairement : cette fermeté n'est pas un caprice politique, c'est la conclusion la plus élémentaire du 7 octobre 2023. Pendant seize ans, Israël a testé toutes les variantes de la « gestion du conflit » : retrait unilatéral en 2005, blocus partiel, trêves négociées, permis de travail, valises de cash qataries. Chaque accalmie a servi de période de réarmement. Un cessez-le-feu qui laisse au Hamas ses roquettes, ses tunnels et son monopole de la violence n'est pas une paix : c'est un calendrier de la prochaine attaque. Ce que Jérusalem exige aujourd'hui, c'est le droit, banal pour tout autre État, de ne pas financer par sa propre naïveté le massacre suivant de ses citoyens.
Pendant seize ans, Israël a testé toutes les variantes de la « gestion du conflit »


