Devant les médecins légistes qui ont identifié les victimes, Avi Issacharoff a parlé d'une « guerre pour la vérité ». Mais le moment le plus fort de son récit n'est pas un charnier : c'est une file d'attente au kibboutz Beit Kama. Ceux qui veulent effacer le massacre veulent aussi effacer la réponse.
Mercredi, au Musée de la Tolérance de Jérusalem, une conférence internationale de deux jours s'achevait sur un thème que personne n'aurait voulu avoir à traiter : « Les leçons du 7 octobre en médecine légale ». Experts, médecins, policiers, tous ceux qui ont identifié les victimes et documenté les preuves du massacre du Hamas étaient là. Pour conclure, le musée avait invité Avi Issacharoff, 53 ans, natif de Jérusalem, ancien de l'unité Duvdevan, correspondant pour les affaires arabes depuis des décennies et co-créateur de la série Fauda.
Son message tient en une phrase : « Il y a une guerre aujourd'hui dans le monde, et aussi en Israël. Une guerre pour la vérité, pour ce qui s'est réellement passé. » Musées, projets de documentation, médias « et même les séries télé », dit-il, ont « une mission sacrée » : garder la vérité vivante, ne pas laisser le récit historique être « volé » par ceux qui effacent le 7-Octobre ou présentent le Hamas comme un mouvement de libération. En Europe et aux États-Unis, rappelle-t-il, certains fabriquent un nouveau récit alors même que les terroristes ont filmé et diffusé en direct leurs propres crimes.



