AllianceFR.com raconte l'odyssée d'une yeshiva qui a fui la Shoah d'un bout à l'autre de l'Eurasie. Derrière le récit d'une évasion, une leçon pour chaque Juif, religieux ou non : on ne sauve pas seulement des vies, on sauve ce qui les tient debout.
AllianceFR.com publie le récit de ce qu'il appelle « la yeshiva voyageuse », « l'incroyable odyssée d'une école juive pour échapper à la Shoah ». Nous n'avons pu lire que l'annonce de ce récit, et nous renvoyons le lecteur au texte complet pour le détail. Mais le titre suffit à reconnaître l'histoire : celle que la mémoire juive retient sous le nom de la yeshiva de Mir, la seule grande école talmudique d'Europe de l'Est à avoir traversé la guerre à peu près entière.
Rappelons les grandes lignes telles que l'histoire les a fixées. Mir est une bourgade de l'actuelle Biélorussie, alors en Pologne. À l'automne 1939, quand l'Allemagne et l'URSS se partagent le pays, la yeshiva se replie vers la Lituanie, encore indépendante. En 1940, à Kaunas, le consul du Japon Chiune Sugihara délivre des milliers de visas de transit à des réfugiés juifs, contre les instructions de son ministère. Les étudiants de Mir en font partie. Ils traversent l'Union soviétique par le Transsibérien, embarquent pour le Japon, séjournent à Kobe, puis sont transférés à Shanghai, où ils passent le reste de la guerre. Plusieurs centaines de jeunes hommes, leurs maîtres, et leurs livres.



