Du 6 au 8 octobre 2026, le Crif ouvre un Pavillon mémoriel place des Vosges, autour de deux sculptures de Gérard Garouste. Pas dans une synagogue, pas derrière un portique : sur une place publique, ouverte à tous. Trois ans après, la mémoire du 7-Octobre change de nature : elle cesse d'être une plainte et devient un héritage que l'on transmet, au grand jour.
Du 6 au 8 octobre 2026, la place des Vosges ne sera pas seulement l'une des plus belles places de Paris. Le Crif y installe un Pavillon mémoriel pour le troisième anniversaire des massacres du 7 octobre 2023, un lieu que ses organisateurs consacrent « à la mémoire, à la transmission et à la réflexion », et qu'ils veulent « ouvert à tous ».
Le parcours s'organise autour de deux sculptures de Gérard Garouste, figure majeure de la peinture française. La première, L'Arbre de Vie, est la maquette d'une œuvre monumentale imaginée dans le contexte du 7-Octobre ; elle porte, dit le Crif, « un message de paix, de résilience et d'espérance ». La seconde, Guer, décrit la condition du Juif errant dans l'histoire. Autour d'elles : des photographies du 7-Octobre, des portraits de victimes, des clichés de l'hommage national rendu aux victimes françaises, ainsi que des dessins et documents consacrés à l'antisémitisme en France depuis trois ans. Cette année, l'exposition met aussi l'accent sur les femmes du 7-Octobre et sur l'utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre. Conférences, rencontres et projections prolongeront l'ensemble.



