Netanel Shukrun, père de six enfants, a été assassiné à la source Ein Ria quelques heures avant Yom Kippour, alors qu'il s'immergeait avec son fils Yoav avant le jeûne. Son dernier cri a sauvé l'adolescent. Et ce que la famille a dit lundi soir au cimetière d'Alei Zahav ressemble, mot pour mot, au jour pour lequel il se préparait.
Des centaines de personnes se sont rassemblées lundi soir au cimetière d'Alei Zahav pour accompagner Netanel Shukrun, père de six enfants, assassiné à la source Ein Ria, dans la région de Binyamin, quelques heures avant l'entrée de Yom Kippour. Il s'y était rendu avec son fils Yoav, 16 ans, pour l'immersion rituelle qui précède le jeûne. Quand le terroriste a ouvert le feu, il a eu le temps d'un cri. Yoav a couru. Il est vivant.
Devant la tombe, l'adolescent a pris la parole : « Lorsque le terroriste est arrivé, tu m'as crié quelque chose. Je ne me souviens plus de ce que tu m'as dit, mais j'ai couru. Merci de m'avoir donné la vie. Grâce à Dieu, j'ai survécu. » Puis, tourné vers les siens : « Je veux dire à la famille que nous continuerons ensemble et que tout ira bien. » Merav, l'épouse, a raconté un mari qui préparait un séjour à l'étranger pour la semaine suivante, « dans les moindres détails », jusqu'à la soucca et la nourriture, « pour que nous nous rapprochions et que nous soyons ensemble ». Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, a salué « un père exemplaire, humble, discret, chaleureux et rempli de bonté », et a dit à Yoav : « En l'écoutant, tu as sauvé ta vie et probablement celle de toutes les personnes présentes à la source. »



