L'émissaire américain Jared Kushner a rencontré une délégation du Hamas en Égypte avant de se rendre en Israël. Derrière la diplomatie du deal, une question dérangeante : que vaut une paix négociée avec une organisation qui n'a jamais renoncé à détruire Israël ?
Jared Kushner, émissaire du président américain et architecte historique des accords d'Abraham, a rencontré une délégation du Hamas en Égypte, avant de s'envoler pour Israël où il doit s'entretenir avec Benyamin Nétanyahou. Objectif affiché : faire avancer le plan de paix américain pour Gaza et consolider un cessez-le-feu fragile. Dans le même temps, huit pays musulmans accusent Israël de « compromettre les efforts de paix » — une pression coordonnée qui ne doit rien au hasard.
Soyons clairs sur ce que révèle cette séquence. Le Hamas, organisation terroriste responsable du massacre du 7 octobre, obtient ce qu'il recherche depuis des mois : une reconnaissance diplomatique de facto. Quand un émissaire de la Maison Blanche s'assoit face à ses représentants, le mouvement islamiste engrange une victoire symbolique — celle d'être traité comme un acteur politique incontournable plutôt que comme le problème à éliminer. C'est exactement le piège dans lequel Israël refuse, à juste titre, de tomber : aucune reconstruction de Gaza, aucun « jour d'après » viable ne peut s'écrire avec un Hamas encore armé et debout.



