Brandi depuis trois ans contre Israël, le mot « génocide » a une définition juridique précise : l'intention de détruire un groupe en tant que tel. Appliquée honnêtement, elle désigne d'abord ce que le Hamas a fait, proclamé et filmé le 7 octobre 2023.
Depuis trois ans, le mot « génocide » est devenu l'arme rhétorique centrale de la guerre de Gaza. Il est brandi dans les tribunaux, les universités et les manifestations pour qualifier la riposte israélienne. Mais ce mot, dans son sens juridique précis, décrit bien mieux ce qui s'est passé le 7 octobre 2023 que ce qui a suivi. La Convention de 1948 définit le génocide par l'intention : détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, en tant que tel. L'intention est l'élément décisif, plus que le nombre de victimes. Or le 7 octobre, l'intention n'a pas à être déduite : elle a été proclamée. La charte du Hamas appelle à la disparition d'Israël. Ses dirigeants ont promis de répéter l'attaque « encore et encore ». Les assaillants ont filmé leurs actes et s'en sont vantés auprès de leurs proches, non comme des soldats ayant atteint un objectif militaire, mais comme des hommes ayant tué des Juifs.
Or le 7 octobre, l'intention n'a pas à être déduite : elle a été proclamée.



