Selon RFI, un texte de loi proposé en Israël vise à retirer la nationalité israélienne aux réalisateurs du documentaire « NAZA ». Le film mérite la réplique, pas l'exil : un État juif qui retire son passeport à un Juif pour un film renonce à la promesse même qui l'a fondé.
Les faits, d'abord, avec la prudence qu'impose une dépêche dont nous n'avons que le titre. RFI rapporte qu'une loi est proposée en Israël pour déchoir de leur nationalité israélienne les réalisateurs de « NAZA », le documentaire que Midbar analysait la semaine dernière après son ovation à la Mostra de Venise. Qui porte le texte, à quel stade il se trouve à la Knesset, quelles sont ses chances réelles d'aboutir : nous ne le savons pas encore, et nous ne l'inventerons pas. Restons à ce qui est établi : un texte de loi, deux cinéastes, un passeport en jeu.
Rappelons ce qu'est ce film. Signé Yuval Abraham et Rachel Szor, il accuse Tsahal d'avoir « calculé à l'avance » ses victimes civiles. Midbar l'a écrit : ce calcul porte un nom en droit de la guerre, la proportionnalité, et c'est précisément la règle qui distingue une armée d'une milice. « NAZA » n'est pas un documentaire, c'est un acte d'accusation, et il mérite d'être démonté séquence par séquence. Nous n'avons aucune sympathie pour son propos.



