L'Iran a relancé sa production de missiles balistiques plus vite que prévu, au point de surprendre les évaluations israéliennes. Ce n'est pas un échec militaire d'Israël : c'est la preuve que frapper des sites ne suffit pas quand personne ne coupe la chaîne d'approvisionnement industrielle.
Selon des évaluations relayées par la presse, Israël constate avec inquiétude la rapidité avec laquelle l'Iran a remis en route sa production de missiles balistiques après les frappes ayant visé ses infrastructures militaires. Machines-outils, mélangeurs de propergol, chaînes d'assemblage : ce que l'on croyait durablement neutralisé serait déjà partiellement reconstitué.
Disons-le clairement : ce n'est pas la démonstration d'un échec israélien. Les frappes ont fait exactement ce qu'une opération aérienne peut faire — détruire du matériel, tuer des cadres, gagner du temps. Le problème est ailleurs. Un programme balistique n'est pas un bâtiment, c'est une **industrie**. Et une industrie se reconstruit tant que ses intrants continuent d'arriver : perchlorate d'ammonium, aluminium de qualité militaire, machines à commande numérique, électronique de guidage. Israël peut bombarder des hangars ; il ne peut pas bombarder des conteneurs qui traversent des ports amis.


