Hamas a dit oui en quelques heures à peine — un empressement suspect qui devrait alerter, pas rassurer. Israël, lui, a dit non. Et c'est peut-être le geste le plus responsable de toute cette séquence diplomatique.
Donald Trump a dévoilé, avec la solennité et les caméras qui accompagnent ses grandes annonces, un plan censé mettre fin à la guerre à Gaza. Quelques heures plus tard, Hamas affirmait l'avoir accepté. Israël, lui, l'a rejeté. Washington, visiblement pris de court par ce refus, a laissé filtrer une colère inhabituelle envers son propre allié.
Ce scénario devrait pourtant nous alerter davantage que rassurer. Un accord que Hamas approuve en un temps record n'est pas nécessairement un bon accord pour Israël. L'histoire récente regorge d'exemples où l'organisation terroriste a instrumentalisé des cessez-le-feu et des plans de paix pour se réarmer, reconstituer ses tunnels et préparer sa prochaine offensive. Dire oui coûte peu de choses à une organisation dont l'objectif final reste, dans sa charte comme dans ses actes, la destruction d'Israël.
Un accord que Hamas approuve en un temps record n'est pas nécessairement un bon accord pour Israël.


